mardi 22 octobre 2013

Les ronds de jambe de Laurent Fabius à Ramallah

La visite de Laurent Fabius à Mahmoud Abbas date du mois d’août. Mais la démonstration d’obséquiosité de notre ministre des affaires étrangères  envers un personnage aussi trouble a été telle qu’il faut la rappeler et essayer d’en comprendre la signification.
«J’apporte ... le salut personnel et amical du président de la République française au président Abbas. ... Vous avez souligné depuis longtemps que la France est l'amie du peuple palestinien, c'est vrai. Nous l'avons montré à plusieurs reprises...Il n'y a pas de paix sans justice. Justice n'est pas rendue aux Palestiniens. Il faut que justice leur soit rendue ...» Et après avoir épousé la plupart des thème de propagande des « modérés » de Ramallah, le ministre conclut: « Je veux à nouveau remercier le président Mahmoud Abbas de la gentillesse, de la chaleur de son accueil, je le retrouve plus jeune que jamais. »


Laurent Fabius ignore-t-il que le personnage auquel il vient confirmer « son soutien financier » a permis l’évaporation de 2,3 milliards d’€ dont l’Union européenne ne parvient pas à retrouver la trace? Ne sait-il pas que le mandat de Mahmoud Abbas a expiré en janvier 2009 sans nouvelles élections, et que dans quelques semaines il terminera sa 4ème année d’exercice sans mandat.

Ne sait-il pas que les forces de sécurité du raïs ne lésinent pas s’il faut torturer des détenus, ni qu’elles sont dédiées prioritairement à l’élimination de ses ennemis politiques.

Ne comprend-il pas que le culte des « héros » terroristes dont Abbas s’est fait une grande spécialité est le ferment d’une guerre interminable avec Israël et que c’est ce que ce président palestinien souhaite.
N’a-t-il pas été informé de son intention exprimée à plusieurs reprises d’un État palestinien strictement judenrein ?

Pourquoi alors cet empressement, cette onctuosité? D’autant que Abbas ne « pèse » plus grand-chose. Depuis la généralisation des « printemps » les peuples arabes plongés dans le sang et la tourmente détestent de plus en plus que l’on ignore leur vrai malheur  au bénéfice d’une « souffrance palestinienne » aux couleurs des cassettes mises à l’abri à l’étranger.

Un soutien politique total à un représentant des Arabes palestiniens aussi contestable ne peut pas servir des intentions honorables. Il est temps que la France contribue réellement à la paix en appelant un chat un chat au Proche-Orient.

J-P B
Pour un autre regard sur le Proche-Orient n° 12  Octobre 2013

Aucun commentaire:

Publier un commentaire